Transition énergétique : un projet de loi contre les usagers et les personnels !

TOUS EN GREVE LE 4 NOVEMBRE


L’assemblée nationale a voté en première lecture le 14 octobre le projet de loi sur la transition énergétique (pour : PS-Vert contre front de gauche et droite). Le texte doit passer au Sénat au mois de février, la haute assemblée a changé de majorité début octobre : rien n’est joué d’avance.


Les fédérations CGT et FO appellent à la grève contre le projet de loi.

La CGT considère que le projet de loi « transition énergétique » n'en porte que le nom.

En effet, il ne répond pas dans le domaine énergétique aux besoins des populations et du developpement industriel et ne va pas limiter de façon drastique les émissions de gaz à effet de serre elle va les augmenter.

La Loi prévoit la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025. L’Allemagne sous pression du lobbying écologique, a réduit sa production nucléaire de façon drastique. Les conséquences c’est 11 millions de tonnes supplémentaires de CO2 entre 2012 et 2013, en compensant le manque de production nucléaire par les énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon.

L’objectif de cette loi est de libéraliser totalement le secteur de l’énergie la privatisation des concessions hydrauliques, qui fournissent 10 à 15% de la production d’électricité en est un symbole. Elles seraient transformées en sociétés d’économie mixte (SEM) à 34 % de capitaux publics, c’est-à-dire en fait des sociétés à statut privé menaçant les 6000 agents statutaires.

L’objectif est de démanteler EDF, et ce qui reste de GDF. Le projet de loi instaure une gestion territoriale de l’énergie conférant aux régions des prérogatives sur la distribution et la tarification. De telles dispositions remettent en cause la péréquation tarifaire, l’égalité de traitement des usagers sur le territoire et les tarifs régulés.

Cette loi va avoir des conséquences importantes sur la hausse des tarifs pour les usagers domestiques et les industriels La France fournit un mix énergétique à un prix moyen inférieur à celui de ses voisins européens. Le prix de l’électricité aux particuliers est en Allemagne supérieur de 80% par rapport à la France. Or, chacun sait que l’accès à une énergie fiable à un coût abordable constitue un facteur majeur d’implantation industrielle.

La loi a pour objectif de diviser par 2 la consommation d’énergie à l’horizon 2050. Cette perspective est incohérente avec la démographie dynamique de la France, avec le redressement souhaitable de notre industrie et avec la satisfaction des besoins sociaux.

La France devrait, selon les meilleures prévisions existantes, passer d’une population de 65 millions d’habitants aujourd’hui à 70 millions en 2050. Cela supposerait que chaque habitant consommerait 54 % d’énergie en moins.

Le projet de loi traite essentiellement la question de l'électricité et ce, de manière partielle et incomplète. Pétrole, charbon et gaz sont absents, en dehors de la volonté politicienne affichée de la diminution des ressources fossiles. Concernant l'efficacité énergétique, la question des transports (premier secteur émetteur de gaz à effet de serre et consommant ¼ de l'énergie) n'est évoquée qu'au travers du développement du véhicule électrique. La loi autorise la circulation des camions 44 tonnes, les lignes de car privées pour les longues distances. Quel avenir pour le fret ferroviaire, les fermetures des lignes secondaires SNCF, quelles concéquences pour notre environnement ?

Sur l'isolation du bâtiment : Quels financements ? L’annonce d'isoler 500 000 logements par an nécessite de mobiliser entre 10 et 15 milliards par an. Il n'y a pas les financements adéquats. Qui peut croire, qu'il pourra dégager 250 euros par m2 pour financer ses travaux d'isolation ?

Beaucoup de dispositifs divers semblent être créés pour permettre l'efficacité énergétique ou le développement de certaines énergies renouvelables. Le risque est grand de créer une fois de plus des bulles spéculatives pour des entreprises privées du CAC40 et des banques.

Quelles conséquences pour les électriciens et gaziers :

La conception de territoires à énergie positive permettrait aux régions et collectivités territoriale de créer des entreprises de service public à statut privé et reprende les activités statutaires. Le projet de loi remettrait en cause les consessions de distribution et les tarifications des prestations. De telles dispositions remettent en cause le satut des salariés des IEG.

L’éclatement des activités, la privatisation de secteurs (hydraulique, distribution, moyens internes, services partagés…) amènerait à l’éclatement des entreprises. Le patronat révait de faire exploser le statut des IEG, notre Royale Ministre le lui offre.

Pourtant rien n’est joué. Le Sénat doit légiférer. La majorité a basculé à droite. Nous ne sommes pas dupe du positionnement circonstantiel des députés de droite. Mais pour les salariés des IEG cette situation peu amener à un rejet de cette loi.

Il est donc nécessaire que chacune et chacun d’entre nous saisisse l’oportunité de faire barrage à cette loi. Pour nos emplois, nos conditions de travail, contre le transfert d’activité à des entreprises privilégiant le dumping social et la politique à bas coût (low cost). Pour le maintient et l’amélioration du statut national pour tous les énergéticiens. Ensemble nous en avons la possibité le 4 novembre !

Agents  des Industries Electriques et Gazières

DE L’HERAULT 

DANS L’ACTION LE :

MARDI 4 NOVEMBRE 2014 à 1OHOO

RDV à la préfecture à Montpellier




                                                                             Montpellier, le 29 octobre 2014
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