Déclaration de l'Union Départementale de l'Hérault

  • UD CGT Hérault
Déclaration de l'Union Départementale de l'Hérault

Mobilisation générale

La direction de l’UD CGT s’est réunie et a voté cette déclaration à l’unanimité

Plus de cent-vingt ans de luttes, de combats, d’action syndicale ont permis de construire des garanties collectives pour les salarié-es. Certain-e-s d’entre eux y ont laissé leur vie, souvent leur santé ou leur carrière. L’histoire sociale et syndicale de notre pays, c’est l’histoire du progrès social contre le conservatisme du patronat et de ses privilèges, contre les privilèges du pouvoir de l’argent.

Le texte porté par la Ministre El Khomri reprend toutes les revendications patronales et libérales. La colonne vertébrale de ce texte, c’est la fin de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, la dérogation permanente qui conduit à remettre en cause par exemple les 35h et au-delà la durée légale du travail. L’argumentaire du gouvernement repose sur un mensonge celui qui considère que les droits des salarié-es sont coupables de la montée du chômage. Dans le pays des droits de l’homme, ce gouvernement veut faire croire que les droits et les libertés syndicales sont responsables du chômage. En fait, ils veulent imposer toujours plus de flexibilité pour les salarié-es et donner toujours plus de sécurité aux patrons. Leur liberté ? Notre aliénation ! Notre exploitation !

Ce ne sont pas les salarié-es mais bien les politiques libérales qui sont responsables d’une aggravation de la situation de l’emploi, de la précarisation et de la paupérisation de millions de jeunes, de retraité-es de salarié-es. Ce sont les milliards d’aide versés au patronat sans aucune contrepartie qui manquent pour l’investissement, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, la création d’emploi, l’amélioration de nos services publics et de notre sécurité sociale.

Nous demandons le retrait du texte El Khomri dicté par le MEDEF avec l’accord de Valls et Macron qui veulent subordonner la citoyenneté des salarié-es aux seuls désirs de leurs employeurs.

Nous appelons à amplifier les luttes revendicatives dans toutes les entreprises en exigeant l’augmentation des salaires, en engageant le débat sur la réduction du temps de travail à 32h et le retour à l’âge de départ en retraite à 60 ans.

Exigeons partout l’égalité entre les femmes et les hommes à l’occasion du 08 mars. Manifestons à Béziers et Montpellier le 09 mars avec les salarié-es et la jeunesse. Manifestons le 10 mars avec les retraité-es pour le pouvoir d’achat. Agissons le 12 mars pour le respect des libertés. Agissons le 22 mars dans la fonction publique, participons à une grande réunion publique à Montpellier sur le Code du Travail. Soyons attentifs et prêts à manifester de nouveau le 24 mars si le gouvernement maintient la présentation de son projet de loi.

Débattons partout des actions à venir avec les salarié-es et les syndiqué-es en organisant dans les entreprises, heures d’information syndicale et assemblées générales. Préparons, jour après jour, dans l’unité un grand et puissant 31 mars avec des appels à la grève nombreux et massifs conduisant à bloquer l’économie.

Pour le progrès social, contre la casse du Code du Travail, contre les privilèges de l’argent et de la finance, contre les projets réactionnaires du MEDEF, portons l’exigence de droits nouveaux, imposons un Code du Travail qui porte des ambitions universelles de progrès social pour les salarié-es et ouvrons un espoir pour la jeunesse. Mobilisons-nous ! Pour mettre en échec le patronat et le gouvernement ! Mobilisation générale ! Pour de nouvelles avancées sociales !

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