Journée d'action des retraité-e-s

  • UD CGT Hérault
Journée d'action des retraité-e-s

L'USR Hérault a déposée une motion à l'occasion des rassemblements qui ont mobilisés 250 participant-e-s à Montpellier et 150 à Béziers

Motion adressée

à Monsieur le Président de la République

et à Monsieur le Premier Ministre

Prétextant que l’indice moyen des prix à la consommation de l’INSEE (hors tabac) n’augmenterait pas sur un an, il n’y aurait pas de revalorisation des pensions au 1er octobre prochain.
Depuis plusieurs années, les pensions ont pris un retard certain. Depuis 2013, l’indice des prix INSEE, hors tabac, est passé de 124,48 en février 2013 à 126,27 fin septembre 2015. En toute logique, pour une remise à niveau, l’augmentation des pensions de retraite aurait donc dû être de 1,4 % au 1er octobre 2015. Pourtant, il n’a été accordé que 0,1 % de revalorisation en violation des textes en vigueur.

Depuis 2013, le dispositif de revalorisation des pensions n’a cessé d’être modifié. Cela a commencé par le report du 1er avril au 1er octobre de la date de revalorisation annuelle tout en fixant un nouveau mode de calcul. Puis, il a été décidé de reporter la revalorisation du 1er octobre 2014 au 1er octobre 2015.

Selon l’article L 161-23-1 du Code de la Sécurité Sociale, c’est une augmentation de 0,9 % qui aurait dû être appliquée pour les retraites de base le 1er octobre 2015. Mais en violation de vos propres textes, il a été appliqué au 1er octobre 2015 la loi de finances du 29 décembre 2015 qui modifiait de nouveau le mode de calcul de revalorisation des pensions, alors que cette loi ne devait s’appliquer qu’au 1er janvier 2016.

Selon les nouvelles règles de revalorisation pour 2016, les pensions doivent être au minimum maintenues, mais il n’en reste pas moins que la revalorisation en octobre 2015 aurait dû être de 0,9 % et non 0,1 %.

Si les règles actuelles en vigueur (Article L 161-25 du Code de la Sécurité Sociale) étaient appliquées pour la période du 1er avril 2013 au 1er octobre 2016, c’est une revalorisation de 1 % qui devrait intervenir au 1er octobre 2016 (1,1 % d’évolution de l’indice moyen des prix – les 0,1 % « généreusement » accordé au 1er octobre 2015).

Depuis l’indexation des pensions de retraite sur les prix, et non plus en fonction de l’évolution du salaire moyen, le pouvoir d’achat des retraité-e-s s’effrite puisque le décalage avec les salaires s’accentue de 1,4 % à 1,8 % par an. Ils sont de plus en plus nombreux à tomber dans la pauvreté. Selon l'Insee, le taux de pauvreté chez les retraité-e-s a augmenté, passant de 7,7 % en 2012 à 7,9 % en 2013, soit plus d'un million de personnes, alors qu'il a reculé pour le reste de la population.

Le MEDEF a obtenu le blocage de fait des régimes complémentaires pour 3 ans, en ne revalorisant qu’un point en dessous de l’inflation.

Mais si le montant des pensions stagne, la fiscalité, elle, s’alourdit ! A la suppression de la demi-part fiscale pour les veuves et les veufs s’ajoute la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensionnés ayant eu au moins trois enfants. Le cumul de ces deux mesures a entraîné une surimposition démesurée pour certains retraités. L’ensemble de la fiscalité pèse fortement sur les retraité-e-s, qu’ils soient imposables ou non sur les revenus : le poids de la TVA est proportionnellement plus lourd pour les plus pauvres.

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, très insuffisante dans son contenu, tarde à se mettre en place. Les personnes âgées, surtout en zone rurale, souffrent de la désertification avec les fermetures de services publics (Hôpital, centres de sécurité social, bureaux de postes, transports,…).

Le gouvernement ne cesse de répéter que la croissance est en train de redémarrer, celle-ci risque d’être freinée par la baisse des revenus des retraité-e-s qui consommeront moins !

Le Medef a obtenu tout ce qu’il réclamait en promettant la création d’emplois qu’il a été incapable d’honorer. Les cadeaux fiscaux et parafiscaux aux entreprises et marchés financiers n’ont cessé d’être multiplié, provoquant un manque à gagner pour les finances publiques. La France est un pays riche où ne cessent de s’accentuer les inégalités !

LES RETRAITES VEULENT :

  • la fin du gel des pensions du régime général et des régimes complémentaires,
  • l’amélioration du pouvoir d’achat par un rattrapage immédiat de 300 euros par mois,
  • l’indexation des pensions sur l’évolution du salaire moyen et non sur les prix,
  • aucune pension inférieure au SMIC pour une carrière complète,
  • le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenant en compte l’évolution des salaires,
  • le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources,
  • le rétablissement de la demi-part supplémentaire pour toute personne ayant élevé au moins un enfant et l’exonération fiscale des majorations de pensions pour charges de famille,
  • le développement et le renforcement de services publics de qualité indispensables au mieux vivre individuel et collectif.

Montpellier, le 29 septembre 2016

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