Hommage à Jacques Bino

  • CGT Hérault
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Comment expliquer le long silence qui a entouré le conflit qui se poursuit en Guadeloupe depuis plusieurs semaines et qui a pris depuis le 20 janvier une ampleur exceptionnelle ?

En effet, depuis plus de quatre semaines les travailleurs en Guadeloupe, et plus largement dans les départements d’Outre-mer, sont dans l’action sur des revendications qui touchent au pouvoir d’achat, au coût de la vie, à l’emploi, au développement durable mais aussi à la démocratie, aux droits des salariés - à ceux des peuples - , à l’éducation, aux services publics..

Le développement des violences sur l’Île de la Guadeloupe est la conséquence des tensions provoquées par l’absence de réponses aux revendications des travailleurs. L’intransigeance du Patronat et l’attitude de l’État ces derniers jours ont conduit au pourrissement de la situation dont ils portent la responsabilité.

A bien des égards, la situation économique, sociale et humaine des Antilles est un concentré des évolutions d’un système économique et d’un « modèle » de croissance dont la faillite et les dangers éclatent au grand jour. Certes, la complexité des sociétés antillaises est une réalité qui ne souffre pas d’une approche généraliste et profane et ne peut être réduite à quelques slogans et parti pris que ce soit.

Aujourd’hui, pourtant, c’est bien un fonctionnaire du ministère des finances qui est tombé, victime indirecte de la tension supplémentaire induite par l’attitude irresponsable du gouvernement. Jacques BINO était un militant syndical engagé, son engagement allait bien au-delà de la section SNADGI-CGT Guadeloupe dont il a été pendant de nombreuses années le secrétaire.

Il s’est poursuivi dans la lutte des peuples contre le pouvoir capitaliste, et singulièrement, contre le pouvoir colonial français. Le SNADGI-CGT, le SNT-CGT et la Fédération des Finances CGT condamnent avec la plus grande fermeté la violence qui a conduit à ce drame.

Jacques était porteur d’un idéal de progrès social, de respect des valeurs humaines auxquelles se sont attaqués ses assassins. La responsabilité en revient à ceux qui ont refusé le dialogue et ont conduit les habitants de ce département français à la misère et à la grève générale.

Le SNADGI-CGT, le SNT-CGT et la Fédération des Finances CGT remercient les collègues présents à cet hommage rendu à Jacques. Nous vous demandons d’observer en sa mémoire un moment de recueillement.
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