Eduation nationale, la casse organisée !

  • UDCGT34
  • lacgt34


Fin des paris, ce sera 11 200 !

 

Après les annonces contradictoires des ministres de l’Education et du Budget (10 000 ou 17 000 suppressions de postes dans l’Education nationale pour 2008), le gouvernement vient de fixer la barre à 11 200 !

 

Elles sont deux fois supérieures à celles de l’an dernier et forment un passif de plus de 38 000 suppressions sur ces cinq dernières années.

 

Le doute subsiste quant à la répartition de ces suppressions.

Dans le public, le 2nd degré en perdrait plus de 8 000 pour une baisse de 20 100 élèves (soit un poste supprimé pour ,5 élèves en moins) alors que le 1er degré qagnerait 700 postes pour 45 000 élèves en plus (soit 1 pour 64 élèves) ! Ces chiffres sont de source ministérielle.

Le ministère supprimerait également 600 postes aux concours et 1000 personnels administratifs.

 

Si le ministre a précisé que les « 6 000 créations » évoquées pour la mise en œuvre du soutien en ZEP relevaient d’un redéploiement et donc d’une transformation d’emplois en heures supplémentaires, nous ne savons pas comment seront financées les 2 700 créations d’emplois AVS pour l’accompagnement des élèves handicapés. L’addition sera bien plus lourde que ce qui est annoncé.

 

A travers diverses déclarations, le ministre a affiché sa volonté de réduire les options, notamment en langues., et de limiter le nombre « d’heures imposées » aux élèves en arguant notamment qu’il n’existerait pas de relation directe entre la réussite scolaire et les moyens octroyés !

 

Cette politique traduit bien qu’au delà de la communication et les discours démagogiques, le seul souci du gouvernement est de diminuer le coût de l’éducation et de transformer le système éducatif  afin qu’il réponde au mieux aux besoins du monde économique. Elle est en opposition avec les ambitions affichées par le Président, de réduire les sorties sans qualification, d’aider les établissements difficiles, de permettre à chaque élève de suivre une scolarité à son propre rythme.

 

L’UNSEN et la FERC-CGT condamnent ces orientations qui vont à l’encontre des besoins et intérêts de la population.

 

Elles appellent les personnels, dès la prérentrée, à se réunir en assemblées générales pour envisager toutes les modalités leur permettant de porter leurs revendications à travers diverses actions.

 

Elles porteront auprès des autres organisations syndicales, dès la semaine prochaine, la volonté de construire une unité pour réagir face à cette attaque sans précédent.

 

Montreuil, le 23 août 2007

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog