Prise de Parole du 7 SEPTEMBRE 2010

  • CGT Hérault
  • lacgt34

2006 : Sarkozy se dit être le président de tous les français, il se dit aussi l’homme providentiel qui peut sauver la France de tous ses maux.  

4 ans plus tard, il est le président au service de quelques familles, les plus riches. Les réformes, conduites les unes après les autres, relèvent plus d’une volonté de casser les acquis sociaux durement gagnés par la classe ouvrière y compris au péril de sa vie, que de répondre aux véritables besoins des salariés et des populations.  

 

Depuis 2006 c’est :  

- La casse de l’hôpital comme de l’ensemble du service public,

- La suppression des fonctionnaires,

- La casse de la prud’homie et du code du travail,

- Les attaques contre notre système de protection sociale,

- Le flicage des chômeurs et des étrangers considérés comme des délinquants et désignés comme les boucs émissaires de la crise.  

C’est aussi la volonté de mettre en place la réforme territoriale qui, si elle abouti, centralisera tous les pouvoirs sur quelques uns et privera la population de démocratie.

Dans le même temps, le gouvernement impose l’augmentation des aides de toutes natures aux entreprises, la mise en place du bouclier fiscal pour les ménages les plus riches.

Dans la gestion de la crise, il nie les responsabilités du capitalisme libéral et des grands groupes financiers en distribuant plusieurs milliards d’euros, via un plan de sauvetage, qui a pour seul effet, de faire payer deux fois la facture aux salariés.  

Ce gouvernement confirme et signe sa politique de discrimination avec, entre autre, l’expulsion manu militari des populations les plus précaires, européennes ou non.

Faire partir tous les Roms ou tous les étrangers sous de faux prétextes, n’est plus digne d’un état qui se dit démocratique et défendant les droits de l’homme.  

D’ailleurs la France fait l’objet de plusieurs remontrances d’institutions Européennes, mondiales, et voire même du Vatican.

Pour couronner le tout, les scandales financiers de l’été, les abus de bien sociaux commis par ceux qui sont sensés conduire les affaires et de montrer l’exemple, mettent à mal les citoyens.

 

Ces comportement honteux nous rappellent les périodes les plus noires de notre l’histoire.

Aujourd’hui, c’est clair, le pire est à venir !

Le gouvernement Sarkozy, Fillon, Woerth, au service du patronat, le plus réactionnaire, n’a qu’une mission : dissoudre la république !!!

Toutes les actions de ce gouvernement conduisent le peuple français à prendre conscience du danger pour notre société d’aujourd’hui et de demain. D’ailleurs, les différentes mobilisations partout en France ce 4 septembre dernier contre les politiques sécuritaires et contre la xénophobie, démontrent que les français sont en total désaccord avec les manipulations qui conduisent à la haine, au mépris de l’autre et à la division pour mieux régner.

Aujourd’hui, sur le dossier des retraites, le gouvernement est mis en difficulté.  

Qui aurait parié il y a 1 an :

- Qu’aujourd’hui, le gouvernement réussirait à faire l’unanimité des organisations contre lui !

- Qu’aujourd’hui, 70 % des Français soutiendraient cette journée d’action dont plus de 83% chez les jeunes de moins de 35 ans !  

Encore une fois dans ce dossier, le gouvernement Sarkozy prêche des idées fausses pour tenter de faire passer sa réforme rétrograde et injuste.  

Dire qu’il faut travailler plus longtemps parce que la durée de vie augmente, c’est avoir une bien singulière conception des progrès de civilisation :  

- C’est nier l’augmentation de la productivité,

- C’est nier que les retraités, comme les autres salariés, participent à l’économie.  

Dire que les taux de cotisations sont trop élevés et handicapent l’emploi :

- C’est nier que dans la crise les pays qui ont la protection sociale la plus élevée sont les pays qui ont le mieux résisté.  

Reporter l’âge de départ à 62 ans ou 67 ans pour le taux plein :

- C’est nier, que pour 2 salariés sur 3 en situation de chômage, d’invalidité, de longue maladie ou encore de RMI, cela conduirait à les maintenir plus longtemps dans cette situation de précarité et d’insécurité, c’est totalement inacceptable !

- C'est nier, dans ces situations là, l’augmentation des dépenses sociales sans recettes supplémentaires pour les retraites.  

Ce que le gouvernement ne nous dit pas non plus, c’est que reculer l’âge de départ à la retraite c’est priver plus d’un million de jeunes de possibilité d’emploi et là aussi c’est totalement inacceptable.  

Enfin ce qu’il ne dit surtout pas c’est sa véritable motivation :

- faire baisser les pensions,

- favoriser l’assurance individuelle pour affaiblir et casser le système par répartition. 

 

Non, décidément cette réforme n’est pas la solution, c’est une réforme injuste !

 

Jusqu’à ce jour, le gouvernement est resté sourd face aux attentes des salariés.

L’ampleur des mobilisations d’aujourd’hui est une nouvelle démonstration que sa réforme, on n’en veut pas !!  

Nous exigeons qu’il entende et prenne en compte nos revendications, à savoir :

- Age légal à 60 ans avec départ anticipé pour les carrières reconnues longues ou pénibles

- 75 % du dernier salaire

- Prise en compte des années d’étude et de toutes les interruptions involontaires de carrière pour le calcul de la pension.

 

Pour assurer les besoins en financement nous proposons :

- L’arrêt de toutes les aides aux entreprises sans contrepartie d’emploi,

- L’élargissement de l’assiette de cotisation aux primes, intéressement et tout autre artifice de rémunération qui participe à la déstructuration de la juste valeur du travail.

Nous proposons :

- La taxation des revenus financiers,

La modulation des cotisations patronales en fonction du rapport valeur ajouté masse salariale. En clair, la diminution de cotisations pour les entreprises qui favorisent l’emploi stable et bien rémunéré.

 

La CGT comme l’ensemble de l’intersyndicale ne laissera pas faire.

Si le gouvernement refuse de nous entendre et d’engager de véritables négociations, il prendra alors la responsabilité d’un conflit social majeur !

Dès demain, une nouvelle intersyndicale nationale se réunira

Dès demain, il est nécessaire que dans toutes les entreprises, les salariés se réunissent en Assemblée Générale pour décider de la suite à donner au mouvement.

Comme pour le CPE, cette fois encore, nous réussirons grâce à notre unité, notre mobilisation, notre détermination qui a eu raison d’un gouvernement droit dans ses bottes, tous ensemble nous allons gagner !

 

La retraite, elle est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder !

 

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