Blog d'information de la CGT, toutes les informations sur les luttes et le syndicalisme dans l'Hérault
12 Juin 2013
Une cinquantaine de militants CGT de Béziers se sont retrouvés au Centre de loisirs EDF de la BARTHE pour rencontrer une délégation des Fralib de GEMENOS et débattre de la situation dans l’Industrie.
Gérard CAZORLA, secrétaire du Comité d’Entreprise, a relaté le long combat (près de 1 000 jours) qu’ils mènent contre le groupe multinational UNILEVER, avec le soutien de toute la CGT et d’une grande partie de la population.
Unilever, c’est une entreprise gigantesque qui remplit la moitié du caddy du client qui fait ses courses dans un supermarché : Signal, Omo, Miko, Knorr… on n’en finirait pas d’énumérer les articles produits et commercialisés par l’entreprise, dont les THE ELEPHANT,... à GEMENOS, marque française depuis 120 ans, commercialisée en France uniquement, et aujourd’hui fabriquée en Belgique et en Pologne.... Logique du profit oblige ! La décision de fermer l’usine de GEMENOS s’est heurtée à la résistance de ceux qui y travaillent, lutte qui a permis que par trois fois soit refusé le plan social imposé par la direction.
Les ouvriers de l’usine de Gémenos ont un projet alternatif. Ils ont obtenu que les bâtiments et les machines soient vendus par Unilever pour 1 € symbolique. Il leur reste à gagner de conserver la marque Eléphant dont la notoriété a été acquise par les anciens Marseillais. Ils doivent aussi obtenir qu’un volume conséquent soit accordé par UNILEVER à la SCOB qu’ils entendent mettre en place en opposition au programme de liquidation de l’outil industriel. Ils exigent que ce soit Unilever et non les contribuables qui finance les besoins recensés, ce qui est tout à fait possible quand on sait que UNILEVER génère 51 milliards d’euros, THE ELEPHANT 20 millions....
Que des salariés soient capables de s’emparer de la gestion de leur entreprise, et de faire des propositions viables, créatrices d’emploi et de richesses pour tous, c’est insupportable pour le patronat !
Que les salariés donnent leur avis sur la répartition des richesses.... c’est aussi insupportable pour eux !
Que des salariés s’unissent pour mettre en échec leurs stratégies....
Autour de ces questions, un débat fourni, riche, parfois émouvant, a animé cette journée, et renvoyé chacun à sa propre expérience. Certes il n’y a pas de modèle, mais il est sûr que la lutte, le rassemblement et le rapport de force sont les seules perspectives de changement possible dans l’entreprise.
Une belle leçon de syndicalisme, appréciée par tous et un grand moment de fraternité.
A retenir : le 28 juin, à GEMENOS, un rassemblement national des luttes, l’Union Locale vous propose d’y participer ! S’inscrire pour le covoiturage auprès du secrétariat.